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Allergie

La rhinite allergique et les allergies au pollen

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© MKR Berlin - iStockphoto

S’enrhumer au printemps, c’est souvent surprenant. Si l’on n’a pas pris froid, ça l’est encore plus. Il s’agit donc sûrement d’une allergie au pollen et d’un rhume des foins.
  1. Où et quand sommes nous exposés aux pollens ?
  2. Comment réagir aux pollens ?

Rhinite allergique, les symptômes

Rien de bien grave, en tous cas, pas plus qu’un rhume classique. La rhinite allergique plus connue sous l’appellation populaire de rhume des foins, se caractérise par une irritation des sinus et du palais, les yeux qui rougissent et qui démangent mais surtout par des écoulements du nez et des éternuements répétés. La gêne respiratoire est assez limitée, même si chez certains sujets d’autres facteurs comme l’asthme peuvent aggraver ce symptôme. Toutefois, contrairement à un rhume habituel, il ne faut pas se contenter de subir ces manifestations en attendant qu’elles passent d’elles-mêmes. Car si, en effet, ces réactions vont finir par se dissiper, l’allergie peut se complexifier et s’étendre à d’autres allergènes aériens ou alimentaires. Une rhinite allergique, si elle n’est pas correctement prise en charge, peut évoluer en asthme. De 10 à 30 % des allergiques aux pollens deviennent asthmatiques. Le rhume des foins, aussi bénin qu’il puisse paraître peut donner de lourds maux de tête et des troubles du sommeil.

Où et quand sommes nous exposés aux pollens ?

Les pollens allergisants proviennent de trois grandes familles végétales : les graminées, les herbacées ou les arbres. Les habitants de la moitié sud de la France sont particulièrement exposés entre les mois de février et avril lorsque les cyprès notamment libèrent leur pollen. Les régions de plaine sont, quant à elles, des zones favorables à la dispersion des pollens de graminées de mai à juillet et d’herbacées entre mois d’août et octobre. Tout dépend donc de la variété des espèces végétales et de leur présence sur le territoire. Il existe également une forme de rhinite persistante (ou apériodique pour les professionnels), qui est entretenue par des allergènes constamment présents dans l’environnement. Certaines rhinites se déclenchent également sous l’effet du stress ou l’orientation de variations des conditions atmosphériques telles qu’un saut brutal de température ou un accroissement très rapide du taux d’humidité de l’air. Une simple odeur peut aussi provoquer des écoulements de nez, des démangeaisons du palais ou une conjonctivite.

Comment réagir aux pollens ?

Même sans prescription médicales, il est possible de se procurer un minimum de médicaments pour soulager les différents symptômes de l’allergie aux pollens. Les antihistaminiques permettront de moins réagir aux agressions de l’environnement, de calmer l’écoulement du nez et de moins ressentir les démangeaisons de la partie supérieure de l’appareil respiratoire. Certains antihistaminiques ont également un effet sédatif. S’il faut prendre le volant, ne pas oublier de demander au pharmacien de donner un médicament qui ne provoque pas de somnolences. Ce dernier pourra également conseiller des corticoïdes locaux en pulvérisation nasale pour déboucher le nez et agir sur l’inflammation.

Cependant, il ne faut pas en abuser, car utilisés sur la durée, ils fragilisent les muqueuses. Si les rhinites allergiques sont trop nombreuses et deviennent presque handicapantes, consulter un allergologue peut permettre d’identifier précisément l’allergène en cause. Il suffira ensuite d’essayer d’éviter les contacts avec cet ennemi du bien être. Le médecin peut aller jusqu’à proposer une désensibilisation. Comme pour un vaccin, le processus va apprendre au système immunitaire du patient à réagir correctement à l’allergène. La désensibilisation aux pollens se pratique aussi chez les enfants dès l’âge de 5 ans. Aujourd’hui, plus besoin de passer par la fameuse aiguille et une injection sous la peau. L’allergène peut être déposé sous forme de gouttes sous la langue chaque matin avant de prendre son repas. Le taux de réussite de la désensibilisation aux pollens varie de 60 à 80 %. Les patients traités constatent une baisse des réactions après 3 à 5 années de désensibilisation. Si elle n’est pas traitée, la rhinite peut conduire à une sinusite chronique ou augmenter le risque d’otites chez les enfants.