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Allergie

Traitements des allergies et qualité de vie au quotidien

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© MKR Berlin - iStockphoto

Face au « calvaire » vécu par de nombreux malades, la médecine tente d’apporter des solutions pour guérir ou ne serait-ce que déjà soulager les patients allergiques.
  1. Des traitements médicaux efficaces ?
  2. La désensibilisation : solution miracle ?
  3. Allergologue, un spécialiste des allergies au cœur  d’une équipe de soignants

Des traitements médicaux efficaces ?

Etape incontournable de la prise en charge d’une personne souffrant d’une ou plusieurs allergies, la recherche des allergènes doit se faire méthodiquement et sous contrôle d’un médecin. Ne vous amusez jamais à tester des aliments si vous supputez qu’ils provoquent chez vous une réaction allergique : on ne connaît pas forcément à l’avance la forme, l’ampleur ou la gravité de la réaction allergique. Une fois l’allergène identifié (pollen, moisissures, arachide, déjections d’acariens, squames d’animaux domestiques…), l’allergologue proposera des médicaments divers pour essentiellement atténuer les symptômes. L’objectif est d’améliorer la qualité de vie de la personne allergique. Les médicaments existent sous différentes formes et sont chacun adaptés à un type de symptôme. On trouve ainsi des pilules, des comprimés ou encore des gélules à avaler mais également des vaporisateurs nasaux et des bronchodilatateurs pour soulager les voies respiratoires. Il existe aussi des crèmes pour les problèmes cutanés ou encore des gouttes pour les yeux dans les cas de conjonctivite. Concernant les allergies alimentaires, les seuls traitements reconnus sont malheureusement privatifs : une fois l’allergène déterminé, il suffit de ne plus le consommer pour le restant de la vie. Ces aliments peuvent provoquer des réactions très brutales (crustacés, noix, mais également le contact au latex, les piqûres d’insectes ou la prise de certains médicaments…) et un malade peut involontairement s’y trouver confronté. Il est donc recommandé aux malades de toujours disposer d’un injecteur d’adrénaline à portée de main pour éviter le choc anaphylactique.

La plupart des médicaments antihistaminiques se trouvent en vente libre dans les pharmacies. Leur fonction, comme leur nom l’indique, est de bloquer l’histamine responsable de la réaction allergique. Pour toutes les congestions nasales, il existe des solutions décongestionnantes. Nécessitant une ordonnance, les antileucotriènes aident aussi à réduire les symptômes en bloquant certaines prostaglandines produites par le système immunitaire au début de la réaction allergique. Réservés exclusivement aux cas les plus graves d’allergies, les corticostéroïdes traitent l’inflammation mais peuvent aussi être utilisés en prévention. Dans tous les cas il convient de consulter son médecin avant de prendre toute médication. Les pharmaciens sont également là pour apporter un précieux conseil, ils connaissent notamment les effets secondaires et les contre indications des produits qu’ils vendent. Certains médicaments peuvent, entre autres, provoquer une somnolence dangereuse si l’on prend le volant ou si l’on travail après leur prise. Il faut toujours garder à l’esprit, qu’un médicament reste une substance étrangère à l’organisme et qu’il peut lui-même être à l’origine d’une réaction allergique.

La désensibilisation : solution miracle ?

Si vous êtes allergique, combien de fois aurez-vous entendu : « mais pourquoi ne vous faîtes vous pas désensibiliser » ? Si c’était si simple nous ne parlerions plus des allergies comme d’un problème de société de plus en plus important. La désensibilisation est une procédure généralement efficace, mais son succès n’est pas systématique. Et surtout, elle reste très variable en fonction des différents types d’allergies. Le traitement de désensibilisation est donc principalement utilisé pour les rhinites allergiques (rhume des foins) ou les allergies lourdes telles que les venins d’insectes. Les allergologues préconisent également la désensibilisation lorsque les traitements médicamenteux peinent à faire effet ou ne sont pas tolérés. La méthode d’administration est assez simple et repose sur le principe d’une rééducation du système immunitaire en administrant progressivement des doses de plus en plus fortes de l’allergène identifié. Le processus s’étend généralement sur une période minimum de 3 ans et peut durer jusqu’à un peu plus de cinq années. L’efficacité est au rendez vous concernant des allergies comme les allergies aériennes aux squames de félins, aux déjections d’acariens ou aux pollens. La solution est cependant à proscrire absolument en cas d’allergie alimentaire : la désensibilisation pourrait entraîner une réaction anaphylactique grave. Au final le meilleur moyen d’éviter les crises allergiques, c’est d’éviter de rentrer en contact avec l’allergène. Moins l’on peut faire appel aux médicaments mieux le corps s’en portera, dans la mesure où tout médicament à des effets positifs comme négatifs, aussi minimes puissent-ils être. L’automédication est absolument à bannir dans le cas des allergies : l’ennemi à combattre ne pouvant être clairement identifié sans l’aide d’un médecin, une approche empirique de la question pourrait s’avérer fatale. Les professionnels de santé sont là pour accompagner les malades.

Allergologue, un spécialiste des allergies au cœur  d’une équipe de soignants

Le médecin allergologue est le spécialiste des réactions du système immunitaire. Sa mission est dans un premier temps de diagnostiquer la nature de l’allergie et démasquer les allergènes. Dans un second temps, il préconise un processus de soins comprenant un traitement médicamenteux ou une désensibilisation, tout en définissant avec le patient et ses collègues du corps médical quelques règles de vie à suivre par le malade. Et ceci, pour que justement l’allergie ne soit pas vécue comme une pathologie trop lourde et pesante. Les allergies sont des phénomènes complexes qui, au travers de leurs symptômes, touchent tout le corps humain, qui fragilisent la sensibilité émotionnelle des patients ainsi que leurs rapports à leur environnement. Il est donc primordial que le médecin allergologue travaille avec ses confrères pneumologues, nutritionnistes, psychologues, ORL ou encore gastro-entérologues.

Le médecin allergologue va d’abord s’appuyer sur des tests sanguins pour dépister l’allergie en recherchant initialement les immunoglobulines typiques de la réaction allergique. Il vérifiera également la présence des allergènes les plus courants. Vient ensuite un interrogatoire très poussé pour cerner le ou les allergènes responsables de la réaction. Des tests cutanés peuvent être réalisés pour vérifier de façon empirique les hypothèses sur l’origine du mal.